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« Samani » une farine infantile locale fortifiée pour les enfants au Mali

Une nouvelle farine infantile de qualité sur le marché malien

Dans le cadre du projet Meriem, le Gret et Hystra ont collaboré avec une entreprise agroalimentaire malienne, Ucodal, pour développer et commercialiser une farine infantile fortifiée au Mali.

La création de ce nouveau produit témoigne de la volonté de lutter contre un problème majeur de santé publique au Mali : la malnutrition chez les nourrissons et les jeunes enfants. « Samani, Nafa Ka Bon » (les bienfaits de Samani sont grands), est une farine infantile à cuire à base d’ingrédients locaux tels que le maïs blanc, le soja et l’arachide. Comportant également du lait et un ensemble de 21 vitamines et minéraux, la farine Samani permet d’apporter aux enfants de 6 à 23 mois tous les micronutriments nécessaires à leur bonne santé.

D’après Fadima Mariko, gérante de la société Ucodal, « La farine SAMANI est un aliment manufacturé de qualité qui a un fort potentiel pour prévenir la malnutrition des jeunes enfants car elle est parfaitement adaptée à leurs besoins nutritionnels ».

Madame Mariko, gérante de la société Ucodal

 

La cérémonie de lancement

À l’occasion de la mise sur le marché de Samani, une cérémonie de lancement a été organisée le 14 septembre 2022 au Centre International des Conférences de Bamako (CICB). Deux cent personnes ont été conviées à participer à cet évènement d’envergure, dont le représentant du Ministère de la santé et le Maire de la commune III de Bamako.

Activités de lancement de la farine Samani

 

Une campagne de promotion de grande envergure à venir

Une opération de promotion a également été mise en place avec une campagne d’affichage publicitaire dans les quartiers de Bamako, la diffusion de spots radio et une communication active sur les réseaux sociaux. Enfin, une campagne originale de promotion « Le Samani Show » sera prochainement mise en œuvre à Bamako avec une caravane sillonnant les quartiers de la ville, des animations (sketchs, jeux, causeries-débats avec des conteurs…) et d’autres surprises.

Affiche promotionnelle de la farine infantile Samani

Kankou Coulibaly, superviseur sensibilisation au Gret pour le projet Meriem au Mali

« Tous les gens qui ont eu la chance de regarder le film l’ont apprécié. Ils ont vraiment apprécié car les conseils qui sont donnés sont faciles à comprendre, le film explique clairement les choses, donc on comprend que c’est une méconnaissance en fait qui font que les gens ne pratiquent pas. Ils comprennent très bien les messages qu’on véhicule à travers nos films. Il y a plein de personnes qui ont demandé à ce qu’on les mette sur clés pour les partager avec d’autres personnes ; ça veut dire que quelque part, il y a un intéressement au film.

Les difficultés dont on peut parler ici c’est la mobilisation des couples sur le terrain ; quand on donne un rendez-vous aux couples pour les ciné-débats, ils ne viennent pas. Et aussi la mobilisation de certains leaders communautaires, notamment dans les centres de santé et dans certains quartiers, pas tous mais certains n’ont pas été disponibles vu leur calendrier chargé. »

Source : publireportage de la campagne portant sur l’alimentation des femmes enceintes et allaitantes, Bamako

Lassine et Fatoumata, jeunes parents à Bamako

Lassine : « Pour ses deux premières grossesses, je n’ai jamais accompagné ma femme au centre de santé. Ce jour-là [au ciné-débat pendant le visionnage du film], Salif [le marie d’Assétou dans le film de sensibilisation] avait mis son oreille sur le ventre de sa femme « eh, bébé a dit ci, bébé a dit ça ». Je ne sais pas comment dire…c’était la première fois que je voyais ça ».

Fatoumata : « Le ciné-débat m’a plu parce qu’il y avait beaucoup de choses que nous les femmes on ne connaissait pas. Surtout la nourriture, le déroulement de la grossesse. Concernant le mari, parfois si tu as envie concernant la nourriture, il se fâche. Il dit que tu as trop d’envies, et patati et patata…Avec le film les hommes ont compris beaucoup de choses. »

Lassine : « Depuis que j’ai regardé Bébé Kodi, j’ai changé ; chaque fois que je rentrais, je lui apportais quelque chose jusqu’à ce qu’elle accouche ».

Fatoumata : « Il n’y a pas assez d’information sur la grossesse, la nutrition de l’enfant et la communication entre les parents par rapport à la grossesse. Avec Bébé kodi, les femmes ont reçu beaucoup de connaissances. »

Lassine : « J’aimerais que chaque mois, Bébé kodi organise des rencontres dans les quartiers. »

Source : propos recueillis par le Gret au Mali.

Retrouvez l’intégralité de l’histoire de Fatoumata et Lassine ici.

Kadia Traoré, Directrice Générale de Bara Musso

« Lorsque nous rentrons à l’intérieur du marché, on s’aperçoit que tout le monde semble joyeux. C’est la première fois, et ce même en sous-région, qu’une usine de production d’épices prend l’initiative de produire et de commercialiser une épice fortifiée. Nous sommes les seuls à l’avoir fait. C’est la raison pour laquelle nous sommes doublement fiers et contents. D’autant plus que c’est un produit qui est ciblé : Bara Musso rend hommage aux femmes, avec ce nouveau produit innovant qui leur est destiné ».

Source : propos recueillis par le Gret au Mali.

Modibo Coulibaly, chef superviseur Bara Musso

« Le lancement officiel a eu lieu le 6 septembre 2021. Depuis le lancement, nous avons fait le marché de Kalabankoura et nous voilà aujourd’hui au marché de Sabalibougou. Comme vous pouvez le voir, c’est un marché qui est très grand, c’est l’un des plus grands marchés de la rive droite. Nous sommes venus ce matin avec une caravane, et une équipe composée de 20 personnes. Cette équipe assure la vente dans les marchés. Il y a une équipe de dégustation présente à l’intérieur du marché. Leur rôle est de proposer aux passants de goûter un plat saupoudré de l’épice Nafama. La 2ième équipe de dégustation se trouve à l’entrée du marché tout près d’une boutique Bara Musso. Une tombola est également prévue. A l’achat de sachet d’épices, le client gagne un ticket de tombola qui lui permettra de gagner un prix (bol, assiette, panier, ou seau). Notre objectif est de vendre un maximum de produits, mais aussi de nous amuser avec la foule présente sur le marché. Nous constatons que les produits se vendent très bien et nous prévoyons même d’augmenter le stock. L’activité du jour a démarré il y a moins d’une heure trente et le stock est pratiquement déjà épuisé ».

Source : propos recueillis par le Gret au Mali.

Aminata Berthe, bénéficiaire de la formation commerciale Nafama à Bamako

« Pour le lancement du produit, nous bénéficions d’une formation commerciale de 2 jours qui porte sur le nouveau produit Nafama. Hier et aujourd’hui nous avons étudié en profondeur ce nouveau produit pour pouvoir être en mesure d’en parler sur le terrain. Nous allons utiliser sur le terrain une application qui a pour but de faciliter le processus de vente des produits sans qu’il n’y ait d’erreur. Par exemple, lors d’une vente d’un produit chez des grossistes, on ouvre l’application puis on clique sur la partie leurs numéros, leurs photos ainsi que leurs noms, et on renseigne leur localisation ».

Source : propos recueillis par le Gret au Mali.

Les épices Nafama, un nouveau produit fortifié au Mali dédié au bien être des femmes !

La société Aminata Konaté, plus connue sous le nom de « Bara Musso », s’engage dans la lutte contre la malnutrition, un fléau qui touche plus particulièrement les jeunes enfants et les femmes. Elle a été soutenue par le projet Meriem, qui vise à développer des solutions commerciales pour prévenir la malnutrition dans les grandes villes du Niger, du Burkina Faso et du Mali.

Le 6 septembre dernier, elle a ainsi lancé au Mali son premier produit fortifié à destination des femmes, les épices Nafama. Les femmes sont celles qui ont toujours contribué au succès d’Aminata Konaté et c’est pour cela que l’entreprise a souhaité leur rendre hommage en inventant un produit unique pour elles.

Bara Musso ajoute de la valeur à la vie des femmes avec Nafama

Nafama, le secret des femmes qui gèrent ! est un produit purement local. Il s’agit d’un mélange d’épices à saupoudrer directement sur un plat individuel après la cuisson, composé de 12 ou 15 ingrédients selon la recette (gingembre-curcuma-ail et clou de girofle-soumbala). Riche en fer et minéraux, cette nouvelle épice est un condiment spécialement fortifié pour les femmes en âge de procréer et les femmes allaitantes.

A l’occasion de la mise sur le marché du produit, une grande cérémonie de lancement mettant à l’honneur les femmes a été organisée le 4 septembre 2021 au centre international de conférence à Bamako. Plus de 500 invités d’exception se sont joints à cet évènement exceptionnel, présidé par le PDG de Bara Musso, la représentante de la Division Nutrition du Mali, le Maire de la commune IV, la Directrice des études de l’école « Santé Plus » et les responsables du projet Meriem au Mali. « Nous sommes particulièrement fiers de l’engouement suscité par ce lancement, il est fondamental de contribuer à la bonne santé des femmes maliennes » s’exprime Mamby Diakité, Chef de projet adjoint Meriem.

Cérémonie de lancement des épices Nafama-Bamako, Septembre 2021-©Gret 2021

Retour sur une campagne de promotion innovante

Depuis le lancement en septembre dernier, une opération de grande envergure est lancée sur le terrain pour faire connaitre le produit. Des activités ont été déployées dans 41 marchés de Bamako, avec au programme : vente dans les marchés, dégustation, jeux, animation, roadshow avec des cadeaux à gagner. « L’objectif est certes de vendre, mais nous voulons surtout nous amuser au maximum avec la foule présente dans les marchés et attirer l’attention des consommateurs.trices » explique Modibo Coulibaly, coordinateur de lancement de Bara Musso.

Une vaste campagne d’affichage a également été mise en place sur des sotramas (minibus assurant les transports au Mali) et des taxis brandés d’affiches Nafama ainsi que des panneaux publicitaires situés dans les quartiers stratégiques de Bamako, à proximité des marchés.

Flying banner, t-shirts, sacs plastiques, affiches, flyers, banderoles et présentoirs aux couleurs et au logo de Nafama ont enfin été distribués dans plus de 47 boutiques de Bara Musso. Un déploiement de la publicité sur les lieux de vente a permis à Nafama d’être parfaitement visible dans tout Bamako.

«Nafama à un bon goût. Il fortifie la femme enceinte et permet d’éviter les petites maladies. On ne l’utilise pas pendant la cuisson mais à saupoudrer sur son plat. C’est là où on bénéficie de son goût et de ses vitamines», explique une vendeuse à Bamako.

Pour en savoir plus sur les aventures de l’épice Nafama, rendez-vous sur la page Facebook Nafama Officiel.

©Gret 2021

Des campagnes innovantes en faveur d’une alimentation de qualité pour les femmes enceintes et allaitantes au Burkina-Faso et au Mali

Bébé dit : « Plus de légumes et d’aliments fortifiés, moins d’aliments frits » !

 

Tel est l’un des conseils exprimés par le bébé vedette issu des spots de sensibilisation de la campagne « Bébé kodi » (bébé dit quoi). Celui-ci réagit en direct du ventre de sa mère suite aux conseils alimentaires prodigués par une sage-femme aux futurs parents.

C’est sur cette tonalité originale et dynamique qu’une campagne de communication sociale pour le changement de comportement d’ampleur nationale a été lancée au Mali en novembre 2020. Un mois plus tard, une campagne similaire a été lancée au Burkina-Faso.

Ces deux campagnes innovantes et inédites se démarquent par leur approche multicanale qui mobilise simultanément les médias, la téléphonie mobile, les réseaux sociaux, et la proximité. Cette stratégie permet ainsi de maximiser l’impact auprès des femmes et des hommes ciblé.es pour l’amélioration des connaissances et pour favoriser une meilleure adoption des pratiques recommandées.

L’objectif de ces deux campagnes est donc de mettre en œuvre un panel d’activités visant à promouvoir un message clair : pendant la grossesse et l’allaitement, manger diversifié et équilibré est essentiel pour la bonne santé des mères et de leurs enfants.

Affiche développée dans le cadre de la campagne bébé kodi sur l’alimentation des femmes au Mali

 

Placées sous l’égide des ministères de la Santé Burkinabé et Malien en partenariat avec le Gret et Hystra dans le cadre du projet Meriem (Mobiliser des Entreprises sahéliennes pour des réponses innovantes à grande échelle contre la malnutrition), ces deux campagnes sont mises en œuvre pour une durée de trois à quatre mois. Elles ont été définies par le projet Meriem et développées avec le concours d’agences de communication locales et l’implication d’un partenaire clé du projet, Ogilvy (agence de communication).

Bébé vous fait une visite guidée des activités

La diffusion des messages des campagnes est déclinée sur de nombreux supports complémentaires en messages courts et pragmatiques : « moins de sucreries, plus d’eau ». Sandrine Guissou et Maïmouna Diakité, les deux chargées de sensibilisation du Gret au Burkina et au Mali expliquent que « l’objectif est de diffuser les mêmes messages simultanément au travers d’émetteurs différents pour une meilleure crédibilité. Les messages sont ainsi largement partagés et discutés, ce qui maximise les chances qu’ils soient retenus et mis en pratique ».

Des sessions de ciné-débats dans des quartiers et centres de santé des deux capitales sont organisées par des associations locales appuyées par le Gret. Des films créés spécialement pour les campagnes sont projetés auprès de petits groupes de femmes enceintes et allaitantes et de leurs maris, séparément ou en couple. Ces projections permettent d’initier de riches échanges sur les pratiques alimentaires. « […] le bien-être des enfants ne peut être assuré sans le concours des deux parents, il appartient aux deux parents de veiller à l’évolution de la grossesse et de la maternité. J’ai beaucoup appris aujourd’hui. […] J’appelle tous les hommes à une prise de conscience », témoigne un père à un ciné-débat dans le quartier de Torokorobougou à Bamako.

Des listes de diffusion WhatsApp vont également être créées avec les participants aux ciné-débats, pour partager les films, les messages des campagnes, et encourager le partage avec les pairs.

La mobilisation des participants aux ciné-débats est facilitée par les personnes influentes des quartiers (chefs de quartiers, imams, représentants des associations locales, et agents de santé) qui eux-mêmes se font parfois porte-parole des messages des campagnes.

Des versions courtes des films projetés aux ciné-débats ont également été diffusées sur des chaines de TV nationales et locales et des émissions radio interactives ont été organisées. Au Mali, c’est une mini-série qui a été créée et diffusée, avec 3 épisodes d’une minute chacun où l’on peut suivre les aventures des parents et s’y identifier. Rendez-vous sur la chaine Youtube Bébé Kodi pour les visualiser, et rendez-vous ici pour voir le spot du Burkina.

Au Burkina, la talentueuse et engagée Malika la slameuse a accepté d’être l’ambassadrice de la campagne de sensibilisation car « il y va du bien-être de la future génération », précise-elle sur un de ses posts relayant les activités de la campagne sur sa page Facebook. Elle a spécialement composé un slam reprenant les concepts d’une alimentation équilibrée et diversifiée qui est très apprécié et permet d’atteindre une cible plus importante, au vu de son importante notoriété au Burkina-Faso.

Malika la slamazone,ambassadrice de la campagne du Burkina, à l’atelier de lancement à Ouagadougou le 4 Décembre 2020

La téléphonie mobile permet également de sensibiliser massivement la population à travers le service VIAMO au Mali, et via le service AlloLaafia au Burkina-Faso. Ce dernier permet d’envoyer des conseils personnalisés pour les femmes enceintes et allaitantes sur leur alimentation et les soins recommandés, par SMS. L’abonnement, gratuit, est également proposé aux maris de femmes enceintes et allaitantes.

Enfin, ces deux campagnes de communication sociale ont l’ambition de mieux sensibiliser les hommes généralement peu conscients et investi de leur rôle majeur de soutien dans l’alimentation et la santé de leur femme. Comme le dit bébé « c’est compris les papas ? ».

Mali – Renforcer et adapter les partenariats pour lutter contre l’épidémie de Covid-19

Au Mali, le projet Meriem a renforcé son partenariat avec l’entreprise Bara Musso en l’accompagnant dans la prévention de la propagation de la Covid-19 au sein de 30 marchés de Bamako. Cette action d’une durée de trois mois cible les commerçants, les manutentionnaires et les consommateurs des marchés les plus fréquentés de la capitale.

Grâce à la collaboration entre le projet Meriem et l’entreprise Bara Musso, 120 stations de lavage des mains seront installées dans ces marchés. En complément, il est prévu la diffusion de messages clés sur les gestes barrières spécifiquement adaptés au contexte commercial, au travers d’affiches disposées à des endroits stratégiques du marché, et au travers de messages audio via des hauts parleurs et une radio locale.

« Cette démarche permet à la fois de contribuer à renforcer l’image de l’entreprise vis-à-vis de son engagement face à l’épidémie de coronavirus, et de contribuer largement à la prévention de cette dernière au sein des endroits à haut risque de propagation du virus que sont les grands marchés à forte affluence à Bamako », explique Amaia Bessouet, cheffe de projet Meriem au Mali.

Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales (MSAS) et le Centre National d’Information, d’Education et de Communication pour la Santé (CNIECS) contribuent également à cette action de prévention.

Préparation des campagnes de communication sociale pour le changement de comportement

Des campagnes de communication sociale pour le changement de comportement sont en cours de préparation dans les trois pays. Les stratégies retenues sont propres à chaque pays selon les besoins identifiés, la faisabilité des différentes approches envisagées et selon le calendrier de lancement des produits sur le marché.

Ces campagnes viseront à promouvoir les bonnes pratiques alimentaires identifiées comme prioritaires suite aux études de contexte conduites au début du projet, et en accord avec les politiques nationales de nutrition des trois pays. Elles cibleront prioritairement les femmes en âge d’avoir des enfants, notamment les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les parents des enfants de 6 à 24 mois. « Nous sommes en train de développer plusieurs types d’approches complémentaires afin de maximiser l’impact de ces campagnes sur les changements de comportement des cibles du projet envers une alimentation de qualité, diversifiée et équilibrée. Au travers de la composante de média de masse par exemple, nous espérons toucher un plus large panel de personnes qui influent directement sur les pratiques des bénéficiaires en termes d’alimentation, comme les maris ou la proche famille. Au Mali et au Burkina-Faso, nous sommes actuellement en pleins préparatifs d’un film sur les pratiques alimentaires adaptées pour les femmes enceintes et allaitantes et sur les liens avec la santé. Ces films seront diffusés au niveau national », explique Martial Pouret, Directeur du projet Meriem. Par ailleurs, le projet prévoit également une approche de proximité visant à sensibiliser directement les personnes influentes des quartiers ciblés (leaders des associations, agents de santé, chefs de quartiers, etc.), les femmes enceintes et allaitantes et leur mari, ainsi que les parents des enfants de 6 à 24 mois.

Ces campagnes de communication sociale pour le changement de comportement font partie intégrante du projet Meriem. Elles permettront de promouvoir une alimentation de qualité pour les femmes et les jeunes enfants et ainsi mieux faire comprendre l’intérêt des produits à forte valeur nutritionnelle et leur place dans un régime alimentaire équilibré et diversifié. De plus, combiner ces campagnes avec l’amélioration de l’offre disponible sur le marché de ces produits permet de maximiser l’adoption de meilleures pratiques alimentaires, constituant ainsi un puissant levier d’action de lutte contre la malnutrition.