Super Léo, la nouvelle farine infantile fortifiée en vente à Ouagadougou

Parce que chaque bébé a droit à une bouillie de qualité, nous avons créé Super Léo !

La société Fortis s’engage dans la lutte contre la malnutrition au Burkina, un fléau qui touche plus particulièrement les jeunes enfants et les femmes. Elle a été soutenue par le projet Meriem, qui vise à développer des solutions commerciales pour prévenir la malnutrition dans les grandes villes du Niger, du Burkina Faso et du Mali.

Chez les enfants, la meilleure manière de lutter contre la malnutrition infantile est la bouillie fortifiée.

Conçue pour répondre aux besoins nutritionnels des enfants dès l’âge de 6 mois, la bouillie Super Léo est une innovation dans le domaine de l’alimentation pour les bébés au Burkina. S’agissant d’une farine instantanée, la préparation de la bouillie ne nécessite que quelques secondes ! Conforme aux standards internationaux, Super Léo est fabriqué au Burkina avec les ingrédients locaux comme le maïs, l’arachide et le soja. C’est une bouille fortifiée riche en fer et en vitamines, pour donner tous les éléments dont l’enfant a besoin pour bien se développer.

Selon M. Tiendrebeogo, Directeur Général de Fortis, « Super Léo est né de la volonté de voir les enfants du Burkina grandir en bonne santé. Bien qu’étant un produit de grande qualité, le prix de vente de Super Léo a été rendu accessible à tous. »

La campagne de promotion

Une campagne de promotion a démarré le 7 mai 2022. A cette occasion, une caravane géante suivie d’un grand concert a été organisée dans la ville de Ouagadougou avec des artistes de renoms comme Nana Bibata et miss Tanya.

Au cours de la campagne, diverses activités de promotion de proximité (dégustations, animations) seront déployées dans la ville afin de faire connaître le produit.

Une vaste campagne de communication a également été préparée pour une période de 3 mois, assurant une forte visibilité du produit. Une campagne d’affichage sera mise en place dans les quartiers stratégiques de Ouagadougou, ainsi qu’une communication via les médias telles que la TV, la radio et les réseaux sociaux.

Photos de la cérémonie de lancement de Super Leo et photos du projet – ©Gret 2022

Le Foura Soga, un nouveau produit fortifié pour les femmes en vente à Niamey

La société Laitière du Sahel s’engage dans la lutte contre la malnutrition au Niger, un fléau qui touche plus particulièrement les jeunes enfants et les femmes. Elle a été soutenue par le projet Meriem, qui vise à développer des solutions commerciales pour prévenir la malnutrition dans les grandes villes du Niger, du Burkina Faso et du Mali.

Le 26 janvier 2022, elle a ainsi lancé à Niamey son premier produit fortifié à destination des femmes, le Foura Soga. Il s’agit d’une version enrichie du Foura traditionnel, une boisson lactée à base de mil très appréciée des nigériens et nigériennes. Le Foura Soga est enrichi en vitamines et minéraux, conseillé pour les femmes afin de leurs permettre de refaire le plein d’énergie.

Un produit sain destiné aux femmes à base d’ingrédients naturels et locaux qui répond au goût traditionnel nigérien.

Il s’agit d’un produit à base de matières premières locales et naturelles, adapté aux besoins des femmes enceintes et allaitantes. A l’occasion de la mise sur le marché du produit, une cérémonie de lancement a été organisée le 26 janvier 2022 à l’hôtel Radisson de Niamey en présence de 200 invités sous le haut parrainage de la Ministre de l’Industrie. Cette cérémonie a été lancée par le Ministre Haut-Commissaire à l’initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens), et présidée par la Directrice Générale de la Laitière du Sahel. Selon Mme Diori, Directrice Générale de la LDS, « le « Foura Soga » contribuera de façon sensible à améliorer les indicateurs d’accès de nos populations à une alimentation de qualité, saine et à haute valeur nutritive ».

 La campagne de lancement

A la suite de ce lancement, une campagne terrain a été déployée du 29 janvier au 26 février 2022 à travers les cinq communes de la ville de Niamey, au niveau des marchés, hôpitaux et maternités, gares routières, stations Total et des grands ronds-points.  Diverses activités telles que la vente dans les marchés, les dégustations et les animations DJ avec remise de cadeaux, ont permis de faire connaitre le Foura Soga dans toute la ville. Une vaste campagne de communication a également démarré pour une période de 3 mois, assurant une forte visibilité du produit. Une campagne d’affichage a été mise en place dans les quartiers stratégiques de Niamey, ainsi qu’une communication via les médias telles que la TV, la radio et les réseaux sociaux.

La population de Niamey a déjà réservé un accueil très favorable au produit, avec des ventes qui ont connu un vrai succès sur les trois types d’emballages (sachet 250ml, bouteilles de 330 et 500ml).

Photos de la cérémonie de lancement du Foura Soga – ©Gret 2022

Comme le dit Fati Mariko, veillons sur l’alimentation de nos femmes et enfants

 « Parmi les causes aux multiples problèmes de santé des mères et des enfants au Niger, figure une alimentation inadaptée. Pourtant, avec des actions simples et peu coûteuses, nous pouvons bien nourrir nos femmes et nos enfants » (Fati Mariko).

Le jeudi 20 janvier 2022 s’est tenu au centre de santé intégré Koira Kano nord du district 1 de Niamey, le lancement officiel de la campagne de communication sociale sur l’alimentation des femmes enceintes et allaitantes et des jeunes enfants de 6 à 23 mois portée par le Ministère de la santé du Niger. Ce lancement était organisé par les équipes du projet MERIEM en collaboration avec les cadres de la Direction régionale de la santé publique et de la Direction de la nutrition. Etaient présentes plusieurs personnalités et organisations partenaires du projet, notamment le Gouverneur de la région de Niamey et le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la santé publique et de l’action sociale.

La cérémonie a débuté au son de la voix de la chanteuse nigérienne bien connue Fati Mariko. Elle s’est exprimée pour recommander aux femmes enceintes et allaitantes l’utilisation d’aliments locaux à haute valeur nutritive disponibles à moindre coût. Marraine du projet, elle a composé spécialement une chanson qui va dans ce sens.

Le représentant du GRET a ensuite prit la parole pour rappeler que cette campagne s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale en matière de prévention de la malnutrition telle que définie dans la politique nationale de sécurité nutritionnelle et dans l’initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens).

Le Gouverneur de la région, en présence du Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la santé, parrain du lancement, a alors lancé officiellement la campagne, il termine par ces mots : « c’est le lieu de féliciter l’ONG GRET et ses partenaires pour tous leurs efforts dans cette lutte contre la malnutrition ».

Allocution de la marraine de la campagne Fati Mariko – ©Gret 2022

Représentant pays du GRET – ©Gret 2022

3 questions aux équipes du projet Meriem pour mieux comprendre la campagne

 La campagne de communication sociale a démarré en novembre dernier avec le concours de deux organisations Nigériennes de la société civile (OSC). Dans un premier temps, les messages de cette campagne portaient sur l’alimentation des femmes enceintes et allaitantes. Depuis cette année et pour une durée d’un mois et demi, c’est l’alimentation des jeunes enfants qui est abordée. La campagne mobilise de façon large et diverse différents canaux pour promouvoir les comportements alimentaires promus dans les messages, afin de contribuer à la prévention de la malnutrition des jeunes enfants et des femmes en âge d’en avoir.

 

En quoi consistent les ciné-débats et les démonstrations culinaires proposés dans le cadre de cette campagne ?

 Pour Ibbo Amadou du Gret : « Lors d’un ciné-débat, les participants et participantes assistent bien évidemment à une projection, celle d’un film consacré au sujet dans lequel ils et elles peuvent regarder, écouter et prendre le temps de s’identifier aux personnages du film. Ensuite vient le moment des échanges, du débat, qui permet alors d’apporter des compléments d’information si nécessaire.

La démonstration culinaire est une tout autre technique de sensibilisation en faveur d’une alimentation recommandée. Elle consiste à utiliser les aliments localement disponibles pour préparer un repas équilibré et à haute valeur nutritive tout dans l’intention de prévenir la malnutrition des enfants et des femmes en âges de procréer ».

Les séances de ciné-débats et celles de démonstration culinaire sont réalisées dans 10 centres de santé de Niamey à l’occasion des différentes consultations et dans 6 quartiers à travers les groupements féminins, les concessions et les fadas. Les sessions sont animées par les équipes des 2 OSC nationales partenaires. »

 

Démonstration culinaire dans un quartier – ©Gret 2022

 

Ce nouveau service AlloLaafia, que propose-t-il ?

 AlloLaafia, c’est une première au Niger, il s’agit de sensibiliser par la téléphonie mobile. Ce service a été développé conjointement par le ministère de la santé publique, de la population et des affaires sociales en étroite collaboration avec le Gret. Il consiste à envoyer des messages téléphoniques aux femmes enceintes et à leur mari et aux jeunes parents d’enfants de 6 à 23 mois. Les conseils reçus sont personnalisés et adaptés en fonction du stade d’évolution de la grossesse et de l’âge de l’enfant.

A Niamey, grâce à cette campagne, ce sont plus de dix mille personnes qui ont été abonnées à ce service. Disposer d’un téléphone portable, savoir lire, ou avoir quelqu’un de confiance dans son entourage qui puisse lire les SMS reçus sont entre autres les critères pour inscrire les personnes à ce service. Chaque abonné·es reçoit ainsi 2 à 3 SMS par semaine, avec des messages portant sur l’alimentation et sur la santé » ; explique Warsou Ousmane du Gret.

 

En plus du service AlloLaafia, y a-t-il d’autres innovations ?

La campagne déployée par le Gret et ses partenaires a également une portée nationale au travers de la diffusion de deux courts spots de sensibilisation sur les télévisions et radios nationales. « Sa signature porte un message fort : ‘écoutons nos bébés’ », précise Amélie Girel du Gret qui ajoute : « La chanson de la marraine Fati Mariko est par ailleurs diffusée sur deux radios communautaires. Bien entendu tous les messages diffusés via les médias de masse sont proposés dans les trois langues – haoussa, zarma et français – pour toucher le plus grand nombre ».

« Fati Mariko est une compositrice et chanteuse bien connue des Nigérien·nes, appréciée par son engagement. Son implication active en tant que marraine de la campagne va permettre d’accroitre la visibilité et l’intérêt de la population sur le sujet de la prévention de la malnutrition maternelle et infantile au Niger », explique Ibbo Amadou du Gret. Au travers de la chanson et du clip qu’elle a spécialement composé pour la campagne et grâce à sa présence dans plusieurs sessions de ciné-débats et démonstrations culinaires, Fati Mariko apporte ainsi une aide généreuse et précieuse.

 Fati Mariko et deux animatrices de l’OSC ADN KAMNA- ©Gret 2022

 La multitude de canaux utilisés pour cette campagne devrait porter ses fruits en termes d’apport de connaissances et d’adoption de comportement alimentaires favorables à la santé des femmes enceintes et allaitantes et des jeunes enfants en milieu urbain à Niamey. Elle fera l’objet d’une évaluation externe pour démontrer son efficacité et son impact. Comme le dit Fati Mariko dans sa chanson : « veillons sur l’alimentation de nos femmes et enfants ! ».

Les épices Nafama, un nouveau produit fortifié au Mali dédié au bien être des femmes !

La société Aminata Konaté, plus connue sous le nom de « Bara Musso », s’engage dans la lutte contre la malnutrition, un fléau qui touche plus particulièrement les jeunes enfants et les femmes. Elle a été soutenue par le projet Meriem, qui vise à développer des solutions commerciales pour prévenir la malnutrition dans les grandes villes du Niger, du Burkina Faso et du Mali.

Le 6 septembre dernier, elle a ainsi lancé au Mali son premier produit fortifié à destination des femmes, les épices Nafama. Les femmes sont celles qui ont toujours contribué au succès d’Aminata Konaté et c’est pour cela que l’entreprise a souhaité leur rendre hommage en inventant un produit unique pour elles.

Bara Musso ajoute de la valeur à la vie des femmes avec Nafama

Nafama, le secret des femmes qui gèrent ! est un produit purement local. Il s’agit d’un mélange d’épices à saupoudrer directement sur un plat individuel après la cuisson, composé de 12 ou 15 ingrédients selon la recette (gingembre-curcuma-ail et clou de girofle-soumbala). Riche en fer et minéraux, cette nouvelle épice est un condiment spécialement fortifié pour les femmes en âge de procréer et les femmes allaitantes.

A l’occasion de la mise sur le marché du produit, une grande cérémonie de lancement mettant à l’honneur les femmes a été organisée le 4 septembre 2021 au centre international de conférence à Bamako. Plus de 500 invités d’exception se sont joints à cet évènement exceptionnel, présidé par le PDG de Bara Musso, la représentante de la Division Nutrition du Mali, le Maire de la commune IV, la Directrice des études de l’école « Santé Plus » et les responsables du projet Meriem au Mali. « Nous sommes particulièrement fiers de l’engouement suscité par ce lancement, il est fondamental de contribuer à la bonne santé des femmes maliennes » s’exprime Mamby Diakité, Chef de projet adjoint Meriem.

Cérémonie de lancement des épices Nafama-Bamako, Septembre 2021-©Gret 2021

Retour sur une campagne de promotion innovante

Depuis le lancement en septembre dernier, une opération de grande envergure est lancée sur le terrain pour faire connaitre le produit. Des activités ont été déployées dans 41 marchés de Bamako, avec au programme : vente dans les marchés, dégustation, jeux, animation, roadshow avec des cadeaux à gagner. « L’objectif est certes de vendre, mais nous voulons surtout nous amuser au maximum avec la foule présente dans les marchés et attirer l’attention des consommateurs.trices » explique Modibo Coulibaly, coordinateur de lancement de Bara Musso.

Une vaste campagne d’affichage a également été mise en place sur des sotramas (minibus assurant les transports au Mali) et des taxis brandés d’affiches Nafama ainsi que des panneaux publicitaires situés dans les quartiers stratégiques de Bamako, à proximité des marchés.

Flying banner, t-shirts, sacs plastiques, affiches, flyers, banderoles et présentoirs aux couleurs et au logo de Nafama ont enfin été distribués dans plus de 47 boutiques de Bara Musso. Un déploiement de la publicité sur les lieux de vente a permis à Nafama d’être parfaitement visible dans tout Bamako.

«Nafama à un bon goût. Il fortifie la femme enceinte et permet d’éviter les petites maladies. On ne l’utilise pas pendant la cuisson mais à saupoudrer sur son plat. C’est là où on bénéficie de son goût et de ses vitamines», explique une vendeuse à Bamako.

Pour en savoir plus sur les aventures de l’épice Nafama, rendez-vous sur la page Facebook Nafama Officiel.

©Gret 2021

Collaboration entre l’IRD et l’INS pour le projet Meriem au Niger

SIGNATURE DE LA CONVENTION DE COLLABORATION SCIENTIFIQUE ET DE REVERSEMENT DE FONDS ENTRE L’IRD ET L’INS POUR LA CONDUITE DE L’ENQUETE DE BASE DU PROJET MERIEM

L’Institut National de la Statistique (INS) du Niger et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de la France ont signé respectivement en novembre et en décembre 2020 un protocole de partenariat pour la mise en œuvre d’une enquête de base dans le cadre de la mise en œuvre du projet MERIEM (Mobiliser les Entreprises sahéliennes pour des Réponses Innovantes à large échelle contre la Malnutrition). Il s’agit de l’évaluation du processus et des effets du projet MERIEM auprès des femmes en âge de procréer et des jeunes enfants (6-23 mois) dans la seule région de Niamey. L’INS assurera avec le soutien technique et financier de l’IRD, l’élaboration des documents méthodologiques de l’enquête ainsi que la collecte des données sur le terrain.

L’INS, à travers la Plateforme Nationale d’Information pour la Nutrition (PNIN), ayant une expérience en matière de collecte des données quantitatives de consommation alimentaire avait été pressentie par l’IRD pour conduire cette opération. Cette opération permettra de disposer des informations sur un certain nombre de variables intermédiaires correspondant aux deux principales voies d’impact potentielles du projet, à savoir la voie « alimentation » et la voie « connaissances et pratiques ». Elle permettra aussi d’identifier les facteurs ayant contribué aux effets positifs du projet ou au contraire à l’absence d’effets, voire le cas échéant à ses effets délétères.

Le succès attendu de cette collaboration scientifique entre l’INS et l’IRD renforcera davantage le positionnement de l’INS en tant qu’acteur principal de la production de l’information nutritionnelle au Niger.

[Source : Plateforme PNIN Niger]

Des campagnes innovantes en faveur d’une alimentation de qualité pour les femmes enceintes et allaitantes au Burkina-Faso et au Mali

Bébé dit : « Plus de légumes et d’aliments fortifiés, moins d’aliments frits » !

 

Tel est l’un des conseils exprimés par le bébé vedette issu des spots de sensibilisation de la campagne « Bébé kodi » (bébé dit quoi). Celui-ci réagit en direct du ventre de sa mère suite aux conseils alimentaires prodigués par une sage-femme aux futurs parents.

C’est sur cette tonalité originale et dynamique qu’une campagne de communication sociale pour le changement de comportement d’ampleur nationale a été lancée au Mali en novembre 2020. Un mois plus tard, une campagne similaire a été lancée au Burkina-Faso.

Ces deux campagnes innovantes et inédites se démarquent par leur approche multicanale qui mobilise simultanément les médias, la téléphonie mobile, les réseaux sociaux, et la proximité. Cette stratégie permet ainsi de maximiser l’impact auprès des femmes et des hommes ciblé.es pour l’amélioration des connaissances et pour favoriser une meilleure adoption des pratiques recommandées.

L’objectif de ces deux campagnes est donc de mettre en œuvre un panel d’activités visant à promouvoir un message clair : pendant la grossesse et l’allaitement, manger diversifié et équilibré est essentiel pour la bonne santé des mères et de leurs enfants.

Affiche développée dans le cadre de la campagne bébé kodi sur l’alimentation des femmes au Mali

 

Placées sous l’égide des ministères de la Santé Burkinabé et Malien en partenariat avec le Gret et Hystra dans le cadre du projet Meriem (Mobiliser des Entreprises sahéliennes pour des réponses innovantes à grande échelle contre la malnutrition), ces deux campagnes sont mises en œuvre pour une durée de trois à quatre mois. Elles ont été définies par le projet Meriem et développées avec le concours d’agences de communication locales et l’implication d’un partenaire clé du projet, Ogilvy (agence de communication).

Bébé vous fait une visite guidée des activités

La diffusion des messages des campagnes est déclinée sur de nombreux supports complémentaires en messages courts et pragmatiques : « moins de sucreries, plus d’eau ». Sandrine Guissou et Maïmouna Diakité, les deux chargées de sensibilisation du Gret au Burkina et au Mali expliquent que « l’objectif est de diffuser les mêmes messages simultanément au travers d’émetteurs différents pour une meilleure crédibilité. Les messages sont ainsi largement partagés et discutés, ce qui maximise les chances qu’ils soient retenus et mis en pratique ».

Des sessions de ciné-débats dans des quartiers et centres de santé des deux capitales sont organisées par des associations locales appuyées par le Gret. Des films créés spécialement pour les campagnes sont projetés auprès de petits groupes de femmes enceintes et allaitantes et de leurs maris, séparément ou en couple. Ces projections permettent d’initier de riches échanges sur les pratiques alimentaires. « […] le bien-être des enfants ne peut être assuré sans le concours des deux parents, il appartient aux deux parents de veiller à l’évolution de la grossesse et de la maternité. J’ai beaucoup appris aujourd’hui. […] J’appelle tous les hommes à une prise de conscience », témoigne un père à un ciné-débat dans le quartier de Torokorobougou à Bamako.

Des listes de diffusion WhatsApp vont également être créées avec les participants aux ciné-débats, pour partager les films, les messages des campagnes, et encourager le partage avec les pairs.

La mobilisation des participants aux ciné-débats est facilitée par les personnes influentes des quartiers (chefs de quartiers, imams, représentants des associations locales, et agents de santé) qui eux-mêmes se font parfois porte-parole des messages des campagnes.

Des versions courtes des films projetés aux ciné-débats ont également été diffusées sur des chaines de TV nationales et locales et des émissions radio interactives ont été organisées. Au Mali, c’est une mini-série qui a été créée et diffusée, avec 3 épisodes d’une minute chacun où l’on peut suivre les aventures des parents et s’y identifier. Rendez-vous sur la chaine Youtube Bébé Kodi pour les visualiser, et rendez-vous ici pour voir le spot du Burkina.

Au Burkina, la talentueuse et engagée Malika la slameuse a accepté d’être l’ambassadrice de la campagne de sensibilisation car « il y va du bien-être de la future génération », précise-elle sur un de ses posts relayant les activités de la campagne sur sa page Facebook. Elle a spécialement composé un slam reprenant les concepts d’une alimentation équilibrée et diversifiée qui est très apprécié et permet d’atteindre une cible plus importante, au vu de son importante notoriété au Burkina-Faso.

Malika la slamazone,ambassadrice de la campagne du Burkina, à l’atelier de lancement à Ouagadougou le 4 Décembre 2020

La téléphonie mobile permet également de sensibiliser massivement la population à travers le service VIAMO au Mali, et via le service AlloLaafia au Burkina-Faso. Ce dernier permet d’envoyer des conseils personnalisés pour les femmes enceintes et allaitantes sur leur alimentation et les soins recommandés, par SMS. L’abonnement, gratuit, est également proposé aux maris de femmes enceintes et allaitantes.

Enfin, ces deux campagnes de communication sociale ont l’ambition de mieux sensibiliser les hommes généralement peu conscients et investi de leur rôle majeur de soutien dans l’alimentation et la santé de leur femme. Comme le dit bébé « c’est compris les papas ? ».

Mali – Renforcer et adapter les partenariats pour lutter contre l’épidémie de Covid-19

Au Mali, le projet Meriem a renforcé son partenariat avec l’entreprise Bara Musso en l’accompagnant dans la prévention de la propagation de la Covid-19 au sein de 30 marchés de Bamako. Cette action d’une durée de trois mois cible les commerçants, les manutentionnaires et les consommateurs des marchés les plus fréquentés de la capitale.

Grâce à la collaboration entre le projet Meriem et l’entreprise Bara Musso, 120 stations de lavage des mains seront installées dans ces marchés. En complément, il est prévu la diffusion de messages clés sur les gestes barrières spécifiquement adaptés au contexte commercial, au travers d’affiches disposées à des endroits stratégiques du marché, et au travers de messages audio via des hauts parleurs et une radio locale.

« Cette démarche permet à la fois de contribuer à renforcer l’image de l’entreprise vis-à-vis de son engagement face à l’épidémie de coronavirus, et de contribuer largement à la prévention de cette dernière au sein des endroits à haut risque de propagation du virus que sont les grands marchés à forte affluence à Bamako », explique Amaia Bessouet, cheffe de projet Meriem au Mali.

Le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales (MSAS) et le Centre National d’Information, d’Education et de Communication pour la Santé (CNIECS) contribuent également à cette action de prévention.

Préparation des campagnes de communication sociale pour le changement de comportement

Des campagnes de communication sociale pour le changement de comportement sont en cours de préparation dans les trois pays. Les stratégies retenues sont propres à chaque pays selon les besoins identifiés, la faisabilité des différentes approches envisagées et selon le calendrier de lancement des produits sur le marché.

Ces campagnes viseront à promouvoir les bonnes pratiques alimentaires identifiées comme prioritaires suite aux études de contexte conduites au début du projet, et en accord avec les politiques nationales de nutrition des trois pays. Elles cibleront prioritairement les femmes en âge d’avoir des enfants, notamment les femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les parents des enfants de 6 à 24 mois. « Nous sommes en train de développer plusieurs types d’approches complémentaires afin de maximiser l’impact de ces campagnes sur les changements de comportement des cibles du projet envers une alimentation de qualité, diversifiée et équilibrée. Au travers de la composante de média de masse par exemple, nous espérons toucher un plus large panel de personnes qui influent directement sur les pratiques des bénéficiaires en termes d’alimentation, comme les maris ou la proche famille. Au Mali et au Burkina-Faso, nous sommes actuellement en pleins préparatifs d’un film sur les pratiques alimentaires adaptées pour les femmes enceintes et allaitantes et sur les liens avec la santé. Ces films seront diffusés au niveau national », explique Martial Pouret, Directeur du projet Meriem. Par ailleurs, le projet prévoit également une approche de proximité visant à sensibiliser directement les personnes influentes des quartiers ciblés (leaders des associations, agents de santé, chefs de quartiers, etc.), les femmes enceintes et allaitantes et leur mari, ainsi que les parents des enfants de 6 à 24 mois.

Ces campagnes de communication sociale pour le changement de comportement font partie intégrante du projet Meriem. Elles permettront de promouvoir une alimentation de qualité pour les femmes et les jeunes enfants et ainsi mieux faire comprendre l’intérêt des produits à forte valeur nutritionnelle et leur place dans un régime alimentaire équilibré et diversifié. De plus, combiner ces campagnes avec l’amélioration de l’offre disponible sur le marché de ces produits permet de maximiser l’adoption de meilleures pratiques alimentaires, constituant ainsi un puissant levier d’action de lutte contre la malnutrition.

Des solutions commerciales contre la malnutrition au Sahel

Le 17 octobre 2018, le Gret et la société de conseil Hystra ont lancé à Ouagadougou, au Burkina Faso, un projet de trois ans visant à démontrer comment et à quelles conditions des solutions commerciales peuvent contribuer à prévenir durablement la malnutrition, sous toutes ses formes, dans les grandes villes du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le projet Meriem (Mobiliser les entreprises sahéliennes pour des réponses innovantes et à large échelle contre la malnutrition), financé par l’Agence française de développement (AFD) et la Fondation Bill & Melinda Gates, est mis en œuvre par une alliance multi-acteurs composée de professionnels du développement, de la recherche et du conseil aux entreprises.

Les 1 000 jours, une période clé pour prévenir la malnutrition, notamment en milieu urbain

Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, 21 à 42 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition chronique. Elle a des conséquences irréversibles si elle survient pendant la période des « 1 000 jours », correspondant à la période du développement de l’enfant, du premier jour de grossesse jusqu’à l’âge de deux ans. Les aliments fortifiés manufacturés de qualité ont un fort potentiel pour contribuer à prévenir la malnutrition des jeunes enfants et de leurs mères sur cette période clé, en apportant une valeur nutritionnelle adaptée à leurs besoins. Cela est d’autant plus vrai dans les grandes villes sahéliennes où les citadins ont l’habitude de consommer des aliments manufacturés et où la population des quartiers précaires est en augmentation constante.

Pourtant, les entreprises sahéliennes ont encore des difficultés à produire et distribuer à grande échelle des aliments fortifiés de qualité, sur un marché qui leur semble complexe et peu favorable. Une offre locale existe, mais elle est insuffisante pour couvrir durablement les besoins de la population, et les produits importés sont inaccessibles financièrement à la majorité de la population.

« Nous avons constaté que les aliments fortifiés font partie des solutions efficaces pour lutter contre la malnutrition dans notre pays, en particulier en ville où les aliments manufacturés sont entrés dans nos habitudes alimentaires », explique Bertine Ouaro, directrice de la nutrition au ministère de la Santé burkinabé.

Une solution innovante et durable qui mobilise les entreprises

En suscitant l’adhésion des acteurs publics et privés de la nutrition, et avec des mécanismes de marché pérennes, il est possible au Sahel d’étendre l’offre d’aliments fortifiés manufacturés, de qualité, et accessible au plus grand nombre. Fort de cette idée, le Gret lance le projet pilote Meriem (Mobiliser les entreprises sahéliennes pour des réponses innovantes à large échelle contre la malnutrition).

Ce projet relève le défi de concilier objectif social et rentabilité économique à grande échelle dans trois pays. Il veut démontrer comment et à quelles conditions des solutions commerciales peuvent contribuer à prévenir durablement la malnutrition. Des innovations en matière de commercialisation seront testées et déployées avec des entreprises sahéliennes à fort potentiel, sélectionnées pour leur double intérêt à se lancer sur un marché porteur, tout en contribuant à un enjeu de santé publique. Ces innovations s’accompagnent d’actions indispensables d’appui au secteur public pour la mise en œuvre d’un cadre règlementaire adapté (normes qualité, Code international de l’OMS, etc.) et à la promotion d’un label qualité, permettant d’encourager les entreprises à se mobiliser tout en encadrant leur action. Cette approche s’accompagne d’actions de sensibilisation à l’allaitement maternel exclusif, à la diversification alimentaire et à la poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de deux ans ou plus, en lien avec les acteurs publics de santé, avec la préoccupation d’encourager ces bonnes pratiques fondamentales en matière d’alimentation pendant la période de 1 000 jours.

Un projet pilote à large échelle

Ce projet, piloté par le Gret et Hystra, réunit un pool d’experts internationaux du monde des ONG, de la recherche et du conseil au secteur privé – l’Institut de recherche et d’applications des méthodes de développement (Iram)Initiatives Conseil International (ICI), l’Institut de recherche pour le développement (IRD)Ogilvy Change et ThinkPlace. D’une durée de trois ans (juin 2018-mai 2021), il bénéficie du soutien de l’AFD et de la Fondation Bill & Melinda Gates pour un budget total de 14,2 millions d’euros. Avec une direction projet basée à Ouagadougou et des équipes projets dans les trois pays, ce consortium hybride travaillera sur trois grands volets d’activités :

1.Développer une offre locale d’aliments fortifiés de qualité

Gret Laafi benre, NutriFaso
  • Concevoir des produits adaptés aux besoins nutritionnels des enfants de 6 mois à 2 ans et des femmes en âge d’avoir des enfants, conformes aux habitudes alimentaires, respectant les normes et recommandations internationales, et accessibles à la plus grande partie de la population.
  • Accompagner des entreprises sahéliennes sélectionnées, ayant le potentiel pour produire et distribuer les produits à grande échelle.

 

 

2.Déployer une approche commerciale innovante

Commercialisation d’aliments nutritionnels Burkina Faso
  • Susciter l’intérêt des familles pour ces produits adaptés aux besoins des femmes et des enfants de 6 mois à 2 ans.
  • Encourager la consommation régulière et par le plus grand nombre de ces produits.
  • Tester des stratégies de distribution à grande échelle, des grands distributeurs aux réseaux de proximité.
  • Sensibiliser la population à la nutrition, en partenariat avec l’Etat et des acteurs locaux.
  • Promouvoir un label qualité.
  • Appuyer l’Etat et les entreprises pour le respect des normes qualité et du Code international de l’OMS.

3.Evaluer et capitaliser les résultats

  • Evaluer les chemins d’impact du projet, capitaliser la démarche et les résultats.
  • Documenter les conditions pour la réussite de cette approche, identifier les limites, mettre en débat.
  • Susciter l’adhésion des parties prenantes en diffusant et faisant reconnaître les mérites de cette approche.

En travaillant en milieu urbain, ce projet veut répondre au défi de la bonne alimentation en ville, où peu de projets se développent malgré l’augmentation rapide de la population dans les quartiers précaires. Il vise à prévenir la malnutrition sous toutes ses formes en mobilisant les entreprises pour assurer au plus grand nombre un accès durable à des produits fortifiés de qualité.

Le projet a été lancé officiellement le 17 octobre à Ouagadougou pour le Burkina Faso, à l’occasion du deuxième comité de pilotage du projet. Cette cérémonie de lancement s’est tenue en présence des représentants de l’AFD et de la Fondation Bill & Melinda Gates, de Philippe Chedanne, délégué régional Grand Sahel de l’AFD,  de Ella Compaore, secrétaire technique en charge de l’alimentation et de la nutrition au ministère de la Santé, de Nana Thiombiano, représentante de la Direction de la Nutrition, de Salamata Ouedraogo, représentante de la Direction générale de la promotion des entreprises au ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, de Pierre Jacquemot, président du Gret et des représentants des ONG, des Nations Unies, des entreprises et du secteur bancaire, et du laboratoire national de santé publique.

Le lancement des activités au Burkina Faso sera suivi du lancement des activités dans les deux autres pays d’intervention du projet, au Mali et au Niger, dans les prochains mois.

Plus d’informations sur la page projet Meriem
Consulter la plaquette du projet
Lire le communiqué de presse et le dossier de presse
Visiter le site Nutridev.org

Lancement du projet MERIEM au Mali

Bamako, le 22 mai 2019. Sous la coordination du Mouvement SUN, le représentant du Secrétaire Général du Ministre de la Santé et des Affaires Sociales a annoncé ce jour le lancement du projet MERIEM (« Mobiliser les Entreprises sahéliennes pour des Réponses Innovantes et à large Echelle contre la Malnutrition ») mis en œuvre par le Gret et Hystra. Pendant trois ans, grâce au soutien de leurs partenaires financiers – l’Agence française de développement (AFD) et la Fondation Bill & Melinda Gates – une alliance multi-acteurs testera des solutions commerciales innovantes avec des entreprises sahéliennes, au service d’un enjeu de santé publique majeur dans le pays : la malnutrition.

Retard de croissance, carences en micronutriments, ou encore surpoids, la malnutrition affecte durablement la santé et le développement des jeunes enfants et de leurs mères. Au Mali, 27% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, 46% des femmes d’anémie. En apportant une valeur nutritionnelle adaptée à leurs besoins, les aliments fortifiés ont un fort potentiel pour prévenir ce phénomène. Particulièrement en ville, les familles recherchent des produits alimentaires accessibles, simples à préparer et attrayants.

Les entreprises sahéliennes rencontrent pourtant des difficultés à s’engager sur le marché des aliments fortifiés manufacturés à destination des enfants et des femmes. Un marché complexe à investir, avec des exigences fortes en termes de qualité, des contraintes législatives importantes en matière de promotion.

Pour relever ce défi, l’AFD et la Fondation Bill & Melinda Gates s’allient dans le cadre d’un partenariat public-privé pour financer le projet Meriem – « Mobiliser les entreprises sahéliennes pour des réponses innovantes et à large échelle contre la malnutrition ». Concrètement, ce projet pilote vise à tester des solutions commerciales innovantes dans les grandes villes du Burkina Faso, du Niger et du Mali pour prévenir la malnutrition.

La réalisation du projet Meriem est confiée à une alliance d’acteurs pluridisciplinaires qui ont prouvé leurs compétences en matière d’innovations commerciales et nutritionnelles. Sous le co-pilotage de l’ONG de développement Gret, et de l’entreprise de conseil Hystra, des acteurs de la recherche (IRD), du développement (Iram, I.C.I) et du conseil aux entreprises à l’international (Ogilvy Change, ThinkPlace) mutualisent leurs compétences pour accompagner le secteur privé local en matière d’innovations nutritionnelles.
« Les populations à revenus modestes n’ont pas de quoi se procurer les aliments fortifiés importés, indique François Lepicard d’Hystra, co-directeur du projet Meriem. et l’offre locale reste de qualité insuffisante ou trop limitée pour couvrir les besoins des populations des villes. Les premières victimes de ce manque d’intérêt sont les consommateurs. Pour encourager des entreprises sahéliennes de production ou de distribution à s’engager à large échelle sur un marché porteur avec la préoccupation de l’intérêt général, il faut limiter les risques liés à leur investissement ».

« En intégrant l’approche commerciale aux dispositifs de prévention de la malnutrition, en complémentarité de l’action du secteur public et dans le respect des législations, on souhaite que la majorité des jeunes enfants et leurs mères puissent avoir accès à une offre locale d’aliments fortifiés de qualité dans la durée, » explique Martial Pouret, directeur du projet Meriem.

Contacts presse

Claire Labat, responsable de la communication du Gret (France) : labat@gret.org / +33 (0)1 70 91 92 76.

Charles Bakyono, représentant du Gret au Mali : bakyono@gret.org / (223) 92 02 99 22.

Le présent document bénéficie du soutien de l’Agence française de développement et de la Fondation Bill & Melinda Gates. Néanmoins, les idées et opinions présentées dans ce document ne représentent pas nécessairement celles de l’AFD et de la Fondation.