Mariam Bouda, mère de famille à Ouagadougou, quartier de Sir-Noghin

« Pour ma dernière enfant, j’ai commencé à donner de la Phosphatine. Elle avait 18 mois. Mais elle pouvait consommer trois boites par semaines, et la boite coûte entre 1000 et 1250 francs CFA ! Par manque de moyens, j’ai arrêté et je continue à lui donner la bouillie traditionnelle que les femmes font chaque matin. Ce serait très très important qu’on ait de la bouillie de qualité dans les quartiers que l’on trouve dans toutes les boutiques du coin et à moindre coût. Si on a ces bouillies enrichies dans les boutiques du quartier, cela va beaucoup aider les mamans. Cela permet d’aller l’acheter et continuer les tâches ménagères, et cela évite aussi d’envoyer les enfants pour aller acheter. En plus, ça évite qu’on réveille les enfants très tôt le matin pour aller s’aligner et acheter les bouillies traditionnelles au bord des voies. C’est une solution que toutes les mères rêvent aujourd’hui. »

Source : propos recueillis par le Gret au Burkina Faso.